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Prompt comme l’oiseau

Les oiseaux, en particulier les plus petits, sont les créatures les plus éveillées au monde. L’avez-vous remarqué? Cette façon qu’ils ont d’incliner la tête rapidement, puis de la relever, vers le haut, vers le bas, puis de côté, de picorer avec une extrême précision, d’adresser leur petit regard aigu dans tous les recoins de la vie, d’observer, de tout enregistrer, de sautiller, prêt, à tout ce qui arrive, sans s’en faire, alerte, puis qui s’évanouissent, si vite, à la vitesse de l’éclair.

Sûrement nous pouvons trouver cet endroit en nous, indompté, sans obstacle, cette qualité de regard, sans le passé, sans le passé. Maintenant. Irrémédiablement maintenant. Ce n’est pas que nous devrions sautiller, mais quand le mental, tout son fardeau, s’en est allé, s’est dissout, cette chose, n’est-elle pas là ? Cette vigilance, cet éveil, la conscience. N’est-elle pas là ? Sans entraves, immense. Immense comme l’est un petit oiseau. N’est-ce pas là la même énergie, la même liberté qui opère? Il me semble bien que oui…

 

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Texte de Alain Joly

Oeuvre d’art de Luis Seven Martins (L7m)

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8A19330D-F6FA-43D7-A12C-AA748F24348ALuis Seven Martins – L7m, est un peintre d’art de la rue. Inspiré par la beauté et le chagrin de la vie, il aime travailler dans des endroits déserts et abandonnés. Je trouve ses tableaux colorés et élégants – mélange exquis et harmonieux de réalisme et d’abstraction. Je suis heureux de pouvoir partager son travail avec vous…
Son site : L7MATRIX Street Art

 

 

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Le carillon de Bénarès

A Bénarès, il est une rue qui descend doucement en serpentant,
Une artère où se répète chaque jour un événement extraordinaire.
Le soir venu, à l’heure où la nuit se pose, où la lumière des échoppes
Fait briller bracelets, pans de soie, et ustensiles variés,
Les habitants de la cité rentrent chez eux, empruntant
Les nombreux rickshaws qui descendent le long de cette avenue.
Les vélo-rickshaws de Bénarès ont une particularité étonnante,
Une sonnette placée sur la roue qui, par l’effet des rayons venant la frapper,
Produit quand on l’active une sonnerie continue et harmonieuse.
Du flot incessant des conducteurs de rickshaws avertissant de leur présence
Se répandait alors un carillon qui inondait la nuit de sa pureté,
Et remplissait la rue d’une atmosphère sonore féerique à nulle autre pareille.
Là, dans cette rue tout près du Gange sacré,
Des hommes simples, parmi les plus pauvres,
Nous offraient par le simple fait de pédaler
Une nuée de sons, cascades et tintinnabulements,
Composant une symphonie
Dont la splendeur ravive encore aujourd’hui ma mémoire endormie.
La musique céleste des rickshaws-wallahs de Bénarès.

 

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Texte et photo de Alain Joly

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Mon site internet sur l’Inde

 

 

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‘La solitude de l’Être’ est une phrase empruntée à Krishnamurti.  Voici quelques citations pour une célébration de la solitude…

La solitude de l’Être

 

La solitude d’être s’épure de tous motifs,
de toute recherche du désir,
de tous mobiles
.”
~ J. Krishnamurti

 

Nous gravîmes la rive escarpée du fleuve et prîmes un sentier qui longeait des champs de blé vert. Ce sentier était une voie très ancienne ; des milliers et des milliers de pieds l’avaient foulé avant nous, et il était aussi riche de traditions que de silence. Il serpentait parmi les champs et les manguiers, les tamariniers et les tombeaux abandonnés. Les pois de senteur parfumaient délicieusement l’air. Les oiseaux s’intallaient pour la nuit, et un grand étang commençait à réfléchir les étoiles. La nature n’était pas très communicative ce soir-là. Les arbres se laissaient envahir par la nuit et se taisaient. Quelques jeunes gens passèrent à bicyclette en bavardant, puis de nouveau ce fut le silence, vaste et profond, et cette paix qui vient lorsque toutes les choses sont seules.”
~ J. Krishnamurti

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Il faut vouloir se tenir seul – dans l’inconnu, sans référence au connu ou au passé ou à son conditionnement. Il faut se tenir là où personne ne s’est tenu auparavant dans la nudité complète, l’innocence et l’humilité. Il faut se tenir dans cette lumière sombre, dans cette étreinte sans fondement, inébranlable et fidèle à la réalité au-delà de tout soi – pas seulement pour un moment, mais pour toujours et sans fin. Car alors ce qui est sacré, indivisible, et entier naît dans la conscience et commence à s’exprimer.
~ Adyashanti

~

La solitude est indivisible, l’isolement est séparation. La solitude donne souplesse et endurance. Ce n’est que dans la solitude que l’on peut communier avec ce qui est sans cause, avec l’incommensurable. Par la solitude, la vie se révèle à l’homme dans son éternité ; la solitude révèle l’inexistence de la mort. Celui qui connaît la solitude ne peut cesser d’être.
~ J. Krishnamurti

 

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Bibliographie :
– ‘Commentaires sur la Vie’, Tome 1 – by J. Krishnamurti – Traduction de Roger Giroux – (Éditions Buchet-Chastel)
– ‘La voie de la délivrance’, de Adyashanti – (Macro éditions)

Sites internet :
Jiddu Krishnamurti (Wikipedia)
Association Culturelle Krishnamurti
Adyashanti (Wikipedia en anglais)
L’extrait de Adyashanti est tirée de ‘An Inner Revolution’

 

 

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Les passants de l’abîme

Il y en a de ces pensées
Qui se bousculent et tourbillonnent
Laissent des traces comme des comètes
Et toutes ces chaînes qui nous colorent

Des plaques vont se chevauchant
Qui forment comme un arrière plan
Des émotions qui ont sans doute
Marqué les années de leur sceau

Elles sont comme des nuages qui passent
En charriant leur lot de couleurs
Certaines vives d’autres qui lassent
Poussées par les vents du vouloir

Mais elle ne peuvent tout à fait
Cacher l’azur et l’infini
De ce grand fond où tout se joue
Toute la vie ses illusions

Celui-là est le plus réel
Les autres ne sont que passantes
Stressées pressées bien oublieuses
Des gouttes seulement sur l’océan

 

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Poème de Alain Joly (inspiré de la peinture)

Peinture de Michèle Fillon

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– Retour au sommaire des pages proposées ‘En Français’…

 

 

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