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Un moine demanda:
‘Quel est le vrai chemin sur terre?’
Fayan dit:
‘Pas un seul chemin sur terre n’est vrai.’

~ Fayan Wenyi 

 

Je voudrais vous raconter un conte, une parabole que j’ai écrite voilà longtemps. C’est une histoire que j’ai déjà publiée seule ici. Elle s’appelle ‘Le Chercheur de Vérité’, mais aurait pu avoir pour titre ‘Le Chemin’, tant elle expose et décrit certaines des étapes qui jalonnent le chemin spirituel. Voilà une expression qui est utilisée à l’envie dans les cercles spirituels. Il semble y avoir tant de chemins, tant de voies et avenues de compréhension. La voie chrétienne, la voie soufie, la voie védantique, la voie tantrique, la voie directe, la voie progressive. L’histoire que je vais vous raconter a été écrite à Madras, sur les terres de la Société Théosophique, où le jeune Krishnamurti fut ‘découvert’. Vingt ans plus tard, il rejetait toutes les organisations formées autour de lui et prononçait ces mots devenus célèbre : “J’affirme que la Vérité est un pays sans chemin, et qu’aucune route, aucune religion, aucune secte ne permet de l’atteindre.” Alors, quel est ce chemin dont nous entendons si souvent parler ? Quelle est sa réalité ? Le titre ‘Le Chercheur de Vérité’ nous donne un indice. Il serait raisonnable de dire qu’un chemin, spirituellement parlant, c’est tout ce qui résulte de l’activié de la recherche de la vérité. C’est une façon de voir, mais dans ce cas, comme la quête, souvent, semble sans fin et ne mène nulle part, un tel chemin n’en est assurément pas un. Voyons ce que notre histoire peut nous dire :

     « Un homme, Admita, vivait dans un désert rude et impitoyable. Entouré de sable et de vents tourbillonnants, il menait une vie d’errance, sans aide ni espoir. Il avait bien entendu des histoires qui décrivaient des lieux d’un vert luxuriant et d’une grande beauté, où les vallées, les forêts, les prés, les torrents impétueux et les fleuves majestueux abritaient un grand nombre d’animaux, où les montagnes dominaient des mers bleues et profondes, où le soleil était amical et l’air toujours empli d’une brise douce. Il ne croyait pas que de tels endroits pouvaient exister, mais devant tant de solitude et d’adversité, il ne pouvait s’empêcher d’y penser et d’espérer découvrir ce pays merveilleux. »

Souvent, la souffrance et tout ce que vous entreprenez pour la soulager, est le chemin. Mais la souffrance peut aussi nous conduire sur les terres de la croyance et de l’espoir. Et la voie de la croyance, qu’il s’agisse de la croyance en un paradis, une terre paradisiaque, ou un état merveilleux, est une voie sans issue. Elle ne vous mènera nulle part. Alors ne confondons pas chemin et croyance. Le chemin est l’expression de la spiritualité, la croyance est elle intimement liée à la religion établie. Plus on se tourne vers le mysticisme, plus les critères et les marqueurs de la religion à laquelle il appartient disparaissent, et plus son message devient universel. Mais la spiritualité la plus profonde reste une croyance tant qu’elle n’a pas été comprise par l’expérience. Et la souffrance doit, pour être féconde, être nourrie par le sentiment que quelque part, quelque chose existe de plus grand que nous. C’est l’appel de la grâce. Une partie du voyage consiste à faire confiance à ce que nous connaissons intimement. Nous en savons plus que nous croyons. Quelle suite maintenant ? Observons le cheminement d’Admita …

     « Un jour, alors qu’une chaleur accablante écrasait le désert, et que des vents furieux rivalisaient à tourmenter l’atmosphère, Admita pensa que sa dernière heure était venue. Soudain, au milieu de grains de sable tourbillonnants, il réalisa qu’il se trouvait juste au bord d’un vaste et profond précipice. Il vit qu’il y avait de la verdure tout en bas ; il huma l’air qui était doux et il pouvait entendre des milliers de murmures d’une grande beauté. Comme il se perdait en contemplation, une puissante bourrasque s’empara de lui et faillit le faire chuter dans le précipice. Il regagna son équilibre et, réalisant le danger, s’éloigna de la falaise. La tempête s’était calmée et durant un instant, il se sentit presque heureux. ‘Je l’ai vue ! Je sais qu’elle existe ! Je dois découvrir comment atteindre cette terre délicieuse, il doit y avoir quelque chemin y menant…’ »

Une expérience d’ouverture, un avant-goût de notre paix innée, de notre vraie nature, est souvent ce qui nous met définitivement sur le chemin, ou en recherche. Même si cette expérience est minime, elle ne trompe jamais. Nous ressentons immédiatement la profondeur, les implications et les promesses qu’elle porte. Mais elle apporte aussi de la peur. C’est pourquoi nous restons à l’écart. Pour l’instant, notre sécurité réside dans ce que nous connaissons, dans le petit soi que nous nous sommes construit. Mais la promesse est trop séduisante, elle n’offre rien de moins que la paix et le bonheur. Nous voilà donc frappés par la révélation. L’amour de la vérité a maintenant pénétré notre cœur. Nous partons à la recherche de cette promesse de bonheur – cette terre promise – désireux de suivre n’importe quelle chemin qui se présenterait.

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Illustration: Ulrike Mai / Pixabay

     « Quelque temps plus tard, alors qu’Admita errait toujours sans but dans cet univers hostile, il aperçut un point minuscule dans le lointain. Il pensa que c’était étrange car de toute sa vie ici, il avait seulement vu un horizon stérile dans toutes les directions. Intrigué et rempli d’espoir, il se dirigea vers le point mystérieux… Dieu merci ! Quel soulagement ! C’était un arbre ! Un grand arbre simple dans cet immense désert sans vie ! Il pensa : ‘Voilà un endroit envoyée par Dieu ! Ce sera un abri parfait contre le soleil et les vents du désert. Je peux retrouver mes forces et étudier les différents moyens d’atteindre la magnifique contrée que j’ai vue au fond du précipice.’ »

Voilà ce qui arrive. Une immersion dans les eaux de la vérité provoquera des opportunités et des rencontres qui sont comme des aides et des guides dans notre voyage. Il peut s’agir de la rencontre avec un maître, un enseignant, un enseignement ou une pratique. C’est le début de la recherche, de la sādhanā, qui signifie littéralement : ‘Un moyen d’accomplir quelque chose’. L’arbre représente une partie de la vérité que nous portons dans notre cœur. Notre responsabilité est de le faire grandir et se développer. Krishnamurti a dit: “La vérité doit être découverte, mais il n’y a pas de formule pour sa découverte. Ce qui est formulé n’est pas vrai. Vous devez partir sur la mer inexplorée, et la mer inexplorée, c’est vous. Vous devez partir à la découverte de vous-même.”

     « Pendant des années, Admita resta à l’ombre du grand arbre bienveillant. Mais après de nombreuses années passées dans la tranquillité relative de son abri, son enthousiasme diminua. Il devint irrité par les nombreux insectes que l’arbre abritait, et il se sentait parfois fatigué de son inertie. Maintenant habitué à son confort, il ne pouvait plus se résoudre à partir pour affronter à nouveau le désert. De plus, l’arbre, une fois par an, perdait toutes ses feuilles et Admita était de nouveau exposé au soleil. Chaque fois, il était impatient de voir l’arbre retrouver ses feuilles, et développa avec lui ce rapport singulier qui mêle l’attachement à la plus grande lassitude. Parfois, il s’inquiétait et se demandait comment il pourrait jamais découvrir la belle contrée, car en restant dans le confort de l’arbre, il manquait maintenant de la force nécessaire à sa recherche. Son esprit était torturé et il resta là, s’accrochant à l’arbre, pendant de longues années. »

 

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Aller à Lui est l’essence de l’ignorance.
se reposer en Lui est l’essence de la Connaissance
.”
~ Ibn ‘Arabi

 

Il est réconfortant d’être en quête spirituelle. Et le confort est pour l’entité séparée qui se sent ‘spirituelle’ ou ‘spéciale’. Sous l’apparence d’une recherche authentique et véridique, quelque chose se cache qui peut renforcer l’illusion d’être une entité séparée. Mais nous y reviendrons. En attendant, nous voilà tombé amoureux la vérité. Et comme cela arrive toujours dans une relation, nous sommes déçus. Notre recherche, nos longues heures de méditation, nos nombreux efforts, n’apportent pas les résultats escomptés. Lorsque nous demeurons sous l’arbre de la vérité, nous sommes en paix, en harmonie, mais lorsque nous semblons nous séparer de la conscience, nous sommes exposés au soleil brûlant de la souffrance, nous sommes mécontents et remplis de doute. Il y a une bataille en cours. Tout enseignement peut avoir un double effet. D’une part, nous y sommes attachés et quelque chose nous manque donc, d‘autre part, nous sommes un avec la présence que l’enseignement décrit et nous sommes pleinement heureux. Cet attachement à l’enseignement, ou à l’enseignant en tant qu’objet, ou au chercheur que nous sommes, est un piège. Surtout si nous sommes en recherche depuis longtemps, comme cela peut être le cas dans une voie plus progressive. Jean Klein l’explique très bien : “Dans l’approche directe] ce n’est pas l’esprit qui s’accorde au ‘Je suis’, mais le ‘Je suis’ qui absorbe l’esprit. Dans l’approche progressive, vous êtes lié à l’esprit. L’esprit est sous l’illusion que s’il change, modifie son état, s’arrête, etc, il sera absorbé par ce qui est au-delà. Cette idée fausse conduit à l’état le plus tragique dans lequel un chercheur de vérité peut se trouver: il s’est lié à sa propre toile, une toile de la plus subtile dualité.”

     « Une nuit en particulier, Admita fit un rêve : Alors qu’il faisait un petit somme sous son arbre, il fut dérangé par un grondement sourd. Il se leva et essaya de deviner d’où cela venait. Il réalisa que le bruit lui parvenait de partout autour et qu’il devenait de plus en plus fort. Avec stupeur, il se rendit compte que l’horizon avançait dans sa direction, comme s’il était grignoté par des milliers de rongeurs invisibles. Il s’éloigna de son arbre pour observer le phénomène. Ô Merveille des Merveilles ! Au bout du désert, tout en bas, il pouvait voir d’immenses étendues de forêts et de prés. La magnifique contrée était là de nouveau. Le désert dans lequel il vivait depuis si longtemps était maintenant réduit à un plateau circulaire à la fin duquel un précipice très profond laissait apparaître des étendues exquises de collines, de vallées et de rivières. Il revint vers son arbre car le désert, grignoté petit à petit, s’était maintenant réduit à un pic de 3000 mètres de haut et 20 mètres de largeur qui se dressait précairement au-dessus de l’océan de verdure. Il pensa : “C’est la fin ! Je vais être englouti par le précipice !” L’arbre commença à craquer ci et là. Pendant ce temps, il avait déjà sauté pour agripper une branche et s’accrochait à elle au-dessus du vide. Il n’y avait maintenant plus aucune place sur le désert où se tenir debout. Il se cramponna à l’arbre de toute ses forces mais ses racines pendaient maintenant dans le vide et en une seconde, l’édifice entier s’écroula. Il ferma les yeux, s’abandonnant à la chute. Il sentit le choc de son corps sur le feuillage, puis d’autres chocs plus légers, avant de rouler finalement sur le sol. Lentement, il ouvrit les yeux. Il ne vit rien ! C’était désert, chaud, et sec… Il se réveilla brusquement au pied de son arbre. »

Le rêve représente l’appel de plus en plus grand de la conscience. Certaines parties de notre ancienne identité s’affaiblissent, certains souvenirs et comportements liés à l’ancienne représentation de nous-mêmes s’effritent lentement. Nous contemplons la conscience, ses qualités, mais toujours à partir du seuil, du point de vue de la petite entité limitée. Cela apporte une peur de la conscience, une peur de se perdre, la peur de la mort. N’étant pas suffisamment enracinés dans la présence, nous nous accrochons à ce qui nous reste de séparation. C’est la chute. La forme du rêve est aussi comme un rappel que le chemin est seulement apparent, sa réalité est pour ainsi dire ’dans notre tête’. Le chemin est la démolition implacable de tout ce qui n’est pas vraiment Soi. La réalité du petit moi va se révéler illusoire. L’histoire d’Admita n’est pas une progression, ou plutôt, sa progression n’est qu’apparente. “Le premier pas est le dernier“, disait Krishnamurti. Nous devons sortir du rêve. Le chemin décrit cette sortie, parfois soudaine, parfois s’émergeant lentement des nimbes du rêve, par la reconnaissance de ce qui est déjà là en premier lieu, présent derrière le rêve.

     « Après s’être réveillé, Admita réfléchit à tout cela pendant un instant et devint très agacé : “Alors que je brûlais dans le désert, j’ai eu peur de sauter pour rejoindre cette belle contrée, mais quand j’ai vu un pauvre arbre esseulé, je m’y suis accroché ; puis j’ai voulu quitter l’arbre et partir à nouveau dans le désert, mais quand la terre délicieuse est venue vers moi, je me suis à nouveau raccroché à mon arbre ; j’ai pensé que je mourrais au fond du précipice, mais ma chute fut amortie et j’étais vivant ; alors j’ai pensé que j’avais atteint cette terre tant espérée, j’ai ouvert les yeux, mais seulement vu un désert brûlant ! Tout cela n’a pas de sens. Je m’en vais quitter cet arbre sur-le-champ, chercher le précipice et sauter.” »

Nous sommes maintenant confrontés à ce qui s’appelle, selon les mots de Rupert Spira, “la déception finale”. C’est un temps où tout le voyage est remis en question, consumé par le feu du doute. C’est un appel à sortir de ce qui reste de la structure du moi en nous-mêmes. Une chanson de Rabindranath Tagore l’exprime ainsi :

 

Ne sois pas si prudent dans la vie,
Sors du chemin, sors du chemin.

Tu sers contre toi le trésor de tes inutiles vertus
Comme des fleurs fanées qui sentent la mort,
Jette-les, laisse-les emporter par le vent.
Et c’est en ayant tout perdu
Que tu trouveras le bonheur
.”
~ Rabindranath Tagore – (‘Poèmes chantés : Song-Poems’)

 

     « À nouveau, Admita dut faire face à ce lieu aride et venteux. Il ne se souvenait plus où le précipice se trouvait. Il chercha et chercha, et chercha encore, mais ne trouva rien d’autre qu’une terre sèche et inhospitalière. Il pensa retourner vers son arbre, mais l’avait perdu maintenant. Longtemps encore, il vécut et marcha dans le désert de feu. Parfois, il se souvenait de cette contrée verte et luxuriante, avec ses mers immenses et ses forêts infinies, mais il pensa avoir été victime de mirages dans son épuisement. Il erra de nombreuses années encore sous le soleil brûlant. »

Nous entrons maintenant dans la ‘nuit noire de l’âme’. Le sentiment de séparation est si grand, si écrasant, que nous pouvons nous sentir plus séparés que jamais. Nous nous retrouvons dans une souffrance profonde et insondable. Nous semblons être revenus à la case départ, mais nous sommes là dans une obscurité éclairée. Voyez de quelle manière révélatrice et joyeuse Saint Jean de la Croix représente sa ‘Nuit obscure’ :

 

Ô nuit qui m’avez guidée!
Ô nuit plus aimable que l’aurore! 
Ô nuit qui avez uni
L’Aimé avec sa Bien-Aimée

Qui à été transformée en Lui!
~ Jean de La Croix

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     « Un jour, alors qu’une chaleur accablante écrasait le désert, et que des vents furieux rivalisaient à tourmenter l’atmosphère, Admita pensa que sa dernière heure était venue, car il n’y avait aucun espoir d’arrêter cette tempête meurtrière. Des millions de grains de sable étaient ballottées par les vents. Il ne voyait plus et tout espoir d’en sortir vivant l’avait abandonné. Il ferma les yeux, prêt à mourir. Soudain, il sut ! Il sut que c’était là, devant lui ! Timidement, des profondeurs de son esprit, lui remontèrent des souvenirs de paysages, de sons et d’odeurs qu’il ne connaissait que trop bien. Il n’ouvrit pas les yeux, et s’abandonna au vide du grand précipice. »

C’est le temps de la reddition. Le prix a été payé. Mais notre voyage ici n’est pas comme une grande aventure à la fin de laquelle nous gagnons la partie. Il n’y a aucune garantie. Ce qui est accompli n’est jamais qu’une simple et petite reconnaissance. L’amplitude et la longueur du chemin n’existent que du point de vue du petit moi. C’est une idée. Une pensée. Mais de celle qu’il est difficile et long de démanteler.

     « Au moment de tomber dans le précipice, Admita sentit quelque chose d’étrange. Les vents qui secouaient tout son corps, et le rugissement que cela faisait, semblaient s’être calmés. Il entendit même des chants d’oiseaux. Perplexe, il ouvrit timidement les yeux. Autour de lui s’étalait la nature la plus merveilleuse et la plus exquise qui soit. Il se trouvait au milieu d’une clairière où l’herbe était verte et douce, et l’air comme une caresse sur sa joue. Il ne comprenait pas. Il n’y avait aucune trace, nulle part, du désert dans lequel il avait vécu si longtemps. Puis, aussi soudaine qu’un coup de vent, une compréhension se fit jour et envoya des frissons le long de sa colonne vertébrale !… Il avait été ici tout le temps ! Depuis le début !… Il n’y avait pas eu de désert, de conditions arides dont il pouvait souffrir. Toute sa vie, il n’avait connu d’autre lieu que celui-ci ! Comment avait-il pu en être si aveugle à cette simple évidence ! Il tomba à genoux avec révérence. Pour la première fois de sa vie, il se sentait profondément heureux, son cœur empli d’un amour infini, et son être empreint d’une paix profonde et inébranlale. »

Ce que nous venons de réaliser annule et détruit la notion même de chemin. Nous sommes déjà dans ce beau pays magique. Comment un chemin, n’importe quel chemin, pourrait-il nous conduire là où nous sommes déjà, à cet endroit où nous ne pourrions jamais ne pas être, car c’est notre identité éternelle. Nous sommes déjà dans l’endroit que nous recherchons. Le chemin est seulement dans notre tête. Le chemin est le soi séparé qui cherche à s’unir à la conscience. Mais il ne peut pas le faire, car son existence même, qui n’est rien d’autre qu’une pensée, une croyance, dissimule le Soi à Lui-même. On pourrait donc dire que le chemin est un obstacle. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de processus à l’œuvre, mais ces processus ne sont en aucun cas progression. Toute progression apparaît de manière illusoire lorsqu’elle est vue du point de vue de la séparation. La réalité n’est qu’une compréhension. Je suis déjà Cela. Le chemin n’est qu’une succession d’échecs à se voir tels que nous sommes. Le chemin est la découverte qu’il n’y a pas de chemin, la réalisation que la vérité est un pays sans chemin.

 

Jouissons l’un de l’autre, ô mon Bien-Aimé,
Allons de l’avant pour nous voir dans Ta beauté
Sur la montagne et sur la colline
Là où coule l’eau limpide.”
~ Jean de la Croix

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Albert Bierstadt, ‘Among the Sierra Nevada Mountains’

 

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Texte et petites photos de Alain Joly

Photo de tête de Elsebet Barner

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Invités sur cette  page:
– Fayan Wenyi
– J. Krishnamurti
– Ibn’ Arabi
– Jean Klein
– Rabindranath Tagore
– St John of the Cross

Bibliography:
– ‘La joie sans objet’ – de Jean Klein – (Éditions Almora)
– ‘La Première et Dernière Liberté’ – de J. krishnamurti – (Le Livre de Poche)
– ‘Poèmes chantés : Song-Poems’ – by Rabindranath Tagore – (Michel de Maule)

Websites:
Rupert Spira
Jean Klein (Wikipedia)
Ibn Arabi (Wikipedia)
Rabindranath Tagore (Wikipedia)
Jean de La Croix (Wikipedia)

 

 

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